Episode #30 Quel est le prix à payer pour mener sa vie de rêve ?

14 Juil 2020

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Pour concrétiser sa vie de rêve, faut-il gagner plus ou dépenser moins ?

 

 Script partiel de l’épisode

 

L’argent n’est pas une fin en soi. Très peu d’individus accumulent de l’argent pour le simple fait de l’accumuler. L’argent est un moyen d’acquérir des biens, des services et des expériences. Mais surtout l’argent nous permet de faire des projets dont le but est de nous rapprocher de notre idéal de vie.

 

Bizarrement, notre idéal de vie coûte souvent plus cher que le train de vie qu’on a actuellement. Ou alors, notre idéal de vie nécessite de subir une baisse de revenus, au moins temporaire à laquelle il faut pouvoir faire face. C’est le cas quand on veut quitter son job, changer de région, se reconvertir, reprendre des études, lancer sa propre activité etc… Dans les deux cas, on a besoin d’argent.

 

L’homme n’a pour l’instant imaginé que 2 solutions à ce problème d’argent : gagner plus ou dépenser moins.

 

Jusque là rien de sorcier.

Mais alors :

– mieux vaut-il gagner plus ou dépenser moins ?

– Y’a-t-il un prix à payer pour augmenter ses revenus ? et lequel ?

– Y’a-t-il un prix à payer pour réduire ses dépenses ? et lequel ?

En somme, quel est le prix à payer pour pouvoir se payer la vie dont on rêve ?

 

Parlons d’abord de cette vie de rêve !

 

D’emblée, je voudrais tailler un costume à la vision marketing de la vie de rêve, celle qui consiste à vouloir une vie de luxe, avec maison de luxe, voiture de luxe, fringues de luxe, et amant de luxe… C’est la vie de rêve qu’on nous vend sur les réseaux sociaux et dans les espaces publicitaires. Cette vie de rêve va être très difficile à satisfaire parce que son principe repose sur le fait d’en vouloir toujours plus.

La vie de rêve dont je parle c’est c’est ce que tu aimerais accomplir de ta vie et qui te procurera une satisfaction durable. C’est ton projet de vie. On pourrait aussi parler de mission de vie. C’est ce dont tu rêves pour toi et ta famille. 

 

C’est le genre de projets dont on pourrait dire sur son lit de mort « je suis heureux de l’avoir fait ». Le genre de truc essentiel. Un projet de vie c’est une source de motivation inépuisable. Avec un projet de vie, on est heureux de faire ce qu’il faut pour y arriver.

 

Attention à ne pas confondre projets et projets de vie.

[…]

 

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que quand on a un projet de vie, on arrive plus facilement à :

1. arbitrer entre une dépense impulsive, qui va avoir une durée de satisfaction très courte ET mettre de côté pour son projet de vie (ou ses projets intermédiaires).

2. focaliser son attention sur les moyens d’y arriver plutôt que sur les obstacles. On s’inspire des gens qui l’ont fait et pas de ceux à qui notre projet fait peur, ou à ceux qui sont renvoyés à leur propre incapacité à mener à bien leur projet de vie (s’ils en ont un).

3. ne pas ressentir de privation.

 

Sans projet de vie, notre argent va et vient sans but précis. Et sans but précis, à quoi ça sert d’épargner, à part pour se donner bonne conscience ?

 

La plupart des gens n’ont pas de projet de vie.

 

La raison la plus évidente c’est qu’on n’y pense pas. On est tellement nombreux à vivre notre vie en mode « pilote automatique ». On ne se pose même pas la question de ce qu’on aimerait accomplir pour nous même et pour nos proches.

 

Pour d’autres, l’absence de projet de vie, c’est aussi une question d’auto censure. Nos rêves de vie semblent parfois irréalisables. C’est ultra décourageant ! On s’empêche d’y penser, on s’empêche d’essayer d’y arriver. On s’empêche d’être heureux. C’est comme un sportif sur la ligne de départ qui abandonne avant même d’avoir fait un pas.

 

Pourquoi se refuse-t-on une vie meilleure ? plus qualitative ? Parce qu’on se dit des choses comme : « je n’aurai jamais assez d’argent », « ce n’est pas pour moi », « je n’y arriverai jamais », il me faudrait toute une vie de privation pour y arriver » etc…

 

Sauf que dites-vous bien une chose : ce n’est pas l’argent qui fait que vous n’avez pas de projet de vie. C’est parce que vous n’avez pas de projet de vie que vous n’avez pas l’argent.

 

Parce que c’est bel et bien dans ce sens là que ça marche.

 

Maintenant qu’on est ok sur la définition d’un projet de vie ou d’une vie de rêve, comment fait-on pour y arriver ?

2 choix s’offrent à nous : gagner plus, ou dépenser moins. Ou les deux.

 

Alors, d’abord, Quel est le prix à payer pour augmenter ses revenus ?

 

Pour moi, il est de 4 ordres :

1. Un coût en temps. Sauf rares exceptions, la plupart d’entre nous, parvenons à augmenter nos revenus en consacrant plus de temps à notre source de revenus : j’entends par là, faire des heures supplémentaires, prendre un job avec plus de responsabilités, prendre plus de clients etc… le coût en temps c’est le temps qu’on passe en plus à gagner de l’argent et le temps qu’on doit consacrer à la récupération, sans qu’on puisse faire valoir ce temps comme du loisirs.

2. Un coût en énergie. Plus de temps consacré à gagner de l’argent c’est aussi mon capital énergie qui diminue. L’énergie, tout comme le temps, sont des actifs épuisables. A la différence près que l’énergie s’épuise avec le temps. Donc une partie de l’énergie qu’on épuise maintenant est partie à tout jamais.

3. Un coût en santé : gagner plus s’accompagne souvent d’un stress supplémentaire, de moins de repos, ce qui a un impact sur notre santé qui n’est pas toujours perceptible et en tout cas difficilement mesurable.

4. Un coût d’opportunité. C’est tout ce qu’on ne peut pas faire pendant le temps qu’on passe à essayer de gagner plus d’argent. Comme par exemple, faire des activités pour soi, ou passer du temps avec les autres.

 

 

Peut-on quantifier le coût lié à l’augmentation de ses revenus ?

 

 

Je me suis récemment livrée au calcul suivant. Pour avoir 100€ de plus dans ma poche chaque mois, il me faudrait demander une augmentation de 183€ par mois, dont 43€ que je donnerai aux impôts (sur la base d’une TMI à 30%) et 40€ de charges salariales. C’est simple, ça fait une prime de 2196€ que je vais devoir demander à mon patron.

Ou alors, pour gagner l’équivalent, je devrai travailler 173h de plus dans l’année. J’ai pris comme base de calcul le smic horaire brut majoré de 25% pour les heures supplémentaires, soit 12,7€.

173 heures de travail supplémentaire, soit l’équivalent de plus de 5 semaines de travail à temps complet (donc adieu les vacances), ou alors 45mn de travail en plus par jour.

Ca c’est pour illustrer le coût en temps, mais aussi les conséquences que ça peut avoir évidemment sur la santé, l’énergie et les privations.

Il existe pourtant des façons de gagner de l’argent qui ont un coût beaucoup plus faible. En voici quelques exemples :

– gagner au loto

– hériter

– tomber sur un trésor dans son jardin

– ou plus sérieusement, pouvoir décorréler son augmentation de revenus du temps passé. C’est le cas quand vous avez la possibilité d’augmenter vos prix ou vos honoraires, ou que vous pouvez vendre plus sans y consacrer plus de temps. C’est aussi le cas ponctuellement quand vous changez d’entreprise et que vous prenez une belle augmentation au passage. Mais tôt ou tard, je connais peu de jobs salariés où la contrepartie à une augmentation salariale n’est pas une augmentation de son niveau d’investissement en temps en responsabilité et en stress.

Maintenant, quel est le prix à payer pour dépenser moins et augmenter son épargne ?

 

 Je n’en vois qu’un. Le coût de renoncement. En d’autre terme, la privation et donc la frustration qui va avec.

 […]

Ce que ça me coûte de devoir dépenser moins c’est de gérer ma frustration, de me confronter à ma peur de privation, privation de plaisir notamment, de renoncer à l’image marketing de ma vie rêvée.

D’ailleurs on a tendance à savoir très bien se focaliser sur ce qu’on aura en moins. Un resto en moins, une sortie ciné en moins, une robe en moins dans son dressing, un abonnement télé foot en moins, 1 paquet de clopes en moins etc… ou alors on se voit déjà passer des vacances 5 étoiles au camping en tente, devoir prendre des co-voitureurs dans sa voiture (oh la la) ou louer une des chambres de sa maison pour arrondir les fins de mois.

 

En somme c’est le scénario catastrophe, celui dans lequel on se voit privé de TOUS les petits plaisirs de notre quotidien.

 

Et pourtant, ce sont bel et bien des PETITS plaisirs. Est-ce vraiment ces petits plaisirs là que vous avez peur de perdre ?

 

N’est-il pas possible non seulement que vous ne perdiez finalement pas grand chose ? Et surtout que vous découvriez au passage des sources de plaisir plus grandes bien qu’inattendues ?

[…]

Le coût de renoncement n’est pas le même en fonction des personnes, ni même pour une même personne, en fonction des moments de sa vie ?

Normal, il est lié à nos croyances limitantes, et celles-ci sont personnelles et évoluent avec le temps. Ce sont ces croyances limitantes qui nous disent que le plaisir vient du fait de consommer, que moins consommer c’est se priver ou celles qui mesurent notre valeur personnelle à notre niveau social.

 […]

Ma conclusion et tu l’as bien compris c’est qu’il est bien souvent plus simple de dépenser moins que de gagner plus. Mais on cherche souvent à faire le contraire, bien que le coût soit souvent beaucoup plus élevé.

 

C’est la fameuse Rat Race. Imaginez un rat ou un hamster qui court dans sa roue sans s’arrêter et sans se rendre compte que ça ne le mène nulle part. Eh bien nous aussi nous courrons après toujours plus d’argent, pour satisfaire des besoins qui sont toujours de plus importants sans pour autant trouver plus de satisfaction parce que le coût que nous payons est souvent bien trop élevé.

Pour sortir de la rat race et atteindre le graal, il faudrait donc de parvenir à dépenser moins, et aussi à gagner plus, mais sans pour autant sans en payer le coût faramineux que j’ai décrit.

Ainsi on joue sur les 2 tableaux, et c’est le jackpot. Les avantages sans les inconvénients.

Je terminerai cette épisode en te disant ceci : tu peux réaliser tous tes rêves de vie, même les plus fous, si tu arrives à minimiser le prix à payer pour cela. En acceptant de dépenser moins et en trouvant des façons intelligentes de gagner plus.

En ayant compris cela, tu as déjà fait 50% du chemin

[…]

 

Bonne écoute !